Berlino (notes de métro)

Moment centralisé / éparpillé qui se répercute encore et encore – Etre si éthéré et pourtant – qui se recentre en s’envolant. Les pieds légers malgré la pluie malgré le gris malgré le bruit (ces musiques rythmiques qui frappent les fausses solitudes des marches perdues dans ces grands boulevards, ces si larges trottoirs (pas pour vous! crient ils, pas pour nous). Place aux autres, aux alters aux silences aux roues libres et / marcher se perdre ne plus avoir de numéro/nom/normalité être là sans être vu pas toujours désagréable (pas toujours non plus très agréable). comme si certains lieux coulent s’évaporent ruissellent se répercutent et s’envolant en courant sur un corps qui a peur d’être là, là, en ce moment. Bataille entre cette soif d’inconnu et ce besoin de repères (si artificiels, encore encore encore). Avoir ses repères avec soi où que l’on soit. Et puis, le connu dans l’inconnu, se créer des communautés éphémères pour ne pas sombrer (dans/la/solitude/cachée) mais, ne plus aller à la rencontre de l’autre dans son altérité, de l’autre en disant: voilà, je suis comme ça, je vais me laisser de côté un instant et tenter de rentrer en toi, d’être toi, pour sinon te comprendre, trouver un point de vue où je puisse me remettre en question sans pour autant m’abandonner moi-même (illusions!) Refus de la perte de soi. Laisser faire. Laisser vers.

 

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